Après une courte première partie assurée par le trio français Lilly Wood & The Prick et quelques minutes nécessaires au changement de plateau, les lumières du Point Ephémère s’éteignent enfin. Dans l’obscurité la plus totale, The Heavy investit la scène et ouvre ce concert avec Short Change Hero, intro que l’on croirait tout droit sortie d’une BO d’un film de Tarantino. Ambiance western intrigante, reverb Fender et tremolo poussés à fond, cette attaque de concert tout en douceur sera vite dissipée par la folle énergie des autres titres. Réputé pour sa parfaite maîtrise de la scène, le chanteur Kelvin Swaby explose dès le deuxième morceau, le célèbre Coleen extrait du premier album. Bien plus agressif que sur le disque, cette version électrifiée est intense, vicieuse, presque sexuelle… Le ton du concert est donné. Les morceaux suivants seront issus du nouvel album : Sixteen avec les très réussis chœurs de Dan Taylor (guitare), Spencer Page (basse) et Chris Ellul (batterie), What You Want Me To Do avec son intro zeppelinienne et son riff calqué sur Five To One des Doors et enfin Cause For Alarm aux évidentes sonorités « reggae ».

Plaisirs du live. Toujours aussi énergique, le groupe enchaîne avec un autre succès du premier album, Set Me Free. Quelques minutes plus tard, sur Girl, Swaby teste avec un plaisir non feint son pouvoir de séduction auprès de la gent féminine. Sourire en coin, l’œil malicieux, désignant même les demoiselles du doigt, les invectives du chanteur sont suffisamment explicites pour attiser le désir du public féminin. Petits plaisirs du live et de la liberté qu’offrent les concerts aux artistes, le titre se terminera en clin d’œil aux Kinks (All Day And All Of The Night) et aux Doors (Hello, I Love You) dont Swaby s’amusera à reprendre les paroles. Puis, vient l’heure du très funky How You Like Me Now ? Avec sa rythmique impeccable, son phrasé digne d’un James Brown et son irrésistible groove, le titre déchaîne le public déjà en nage. La tension retombe pour quelques instants avec Bruckpocket’s Lament et son tempo plus lent.

Le calme avant la tempête en quelque sorte… Car le groupe finira son set par un de leurs titres les plus énervés, No Time. Abasourdis par la prestation des quatre Anglais, le public comprend que le concert touche à sa fin. C’est donc avec ferveur qu’il supplie le groupe de remonter sur scène. Touché de l’ovation que lui a réservé le public parisien, The Heavy reviendra pour un dernier titre, Oh No ! Not You Again !. La version la plus rapide et rock n’ roll qui ait jamais été jouée…


Cause For Alarm aux évidentes sonorités « reggae ».. oui, mais de reggae anglais de blanc.. et tu sais faire la différence entre un Bob et UB40..!
non?
et tu ne parle pas non plus de la diabolique influence Hawkinsienne de Sixteen..
Mais, bon boulot monsieur Flo.
au plaisir de vous lire.
[...] The Heavy, « The House That Dirt Built », Counter Records Site officiel du groupe The Heavy on Myspace Voir aussi le live report et les photos du 28 septembre 2009 au Point Ephémère. [...]