Dans le métro
On savait le line-up des Warlocks fluctuant ; voici des nouvelles de Jennifer Fraser, bassiste à l’époque bénie du groupe. La demoiselle revient en duo pour une pop atmosphérique, à la fois légère et chargée, lourde et volatile. Une musique qui voyage.
Miss Fraser avait donc de la suite dans les idées en quittant les Warlocks. Exit le rock hypno-tellurique des Californiens de Bobby Hecksher, place à une dream-pop mélancolique new yorkaise, puisque c’est sur la côte Est qu’elle et Danny Taylor s’emploient à tapisser de coton des morceaux en apesanteur. Beaucoup de douceur, quelques ombres aussi, dans ces six premiers morceaux où la sensualité semble au centre du propos entre la brune et son Danny de compagnon (voir la vidéo de Always On).
La voix, les voix, de Danny Taylor s’entrelacent dans un écho cossu, s’appuient sur des rythmiques mi-acoustiques mi-électroniques et des claviers et guitares qui dronent plus qu’ils ne s’exposent. Ça et là des petits effets bien sentis de bandes inversées, des nappes spatiales comme un relief sous-jacent… tout concourt à faire exploser des couleurs trip hop (The Call), des guitares en éther dans l’atmosphérique Repetition, des nuages qui avancent comme chez Radiohead (Sooner Or Later, Arms Length). On y reconnaîtra le moelleux de Slowdive, et la parenté avec les cousins psychédéliques est patentée : on imagine aisément les Zaza se fondre dans le War d’Asteroid #4 ou voyager aux côtés des Morning After Girls australiens.
Aux dernières nouvelles, l’album ne devrait plus tarder et apporter matière et consistance à ces premières rêveries. En attendant, le groupe tourne, et, après avoir accompagné Raveonettes et Echo & The Bunnymen, fraye désormais avec le Black Rebel Motorcycle Club. Voilà qui mérite le coup d’œil…
Flavien Giraud
Zaza, « Cameo », Kanine Records
Zaza, Always On
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Rock Times vous invite à venir découvrir Zaza à Paris et à Lille les 16 et 17 mai prochains !





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