Chemin de traverse
Ils ont longtemps joué dans la cour des outsiders, snobés, méprisés, ignorés… Mais désormais les Black Keys sont partout et font couler beaucoup d’encre. Et de miel. Un énième article pour disserter de leur cas semble bien superflu tant le nouvel album agite toutes les sphères – et croyez-nous, on en a lu des conneries sur le duo d’Akron –, mais le fait est qu’il y a matière à débat. Rock Times allait-il détourner les yeux ? Faut-il tourner la page ?
Oh ça oui, ça se pavane, on déroule du tapis rouge au kilomètre, on ne tarit pas d’éloges, on ressort le dossier White Stripes & Co et des histoires de vide à combler… Aujourd’hui tout le monde adore les Black Keys. Après une décennie à se crever le cul dans une camionnette toute pourrie (c’est la pochette qui le dit), le duo d’Akron a enfin droit à la gloire, aux courbettes, aux stades. Eux font comme si rien n’avait changé. C’est que les deux pouilleux de l’Ohio, qu’importe le nombre de disques vendus, gardent (entretiennent ?) ce parfum d’authentique, et continuent de s’afficher comme les artisans qu’ils ont toujours été, comme ce petit boulanger qui faisait des recettes amusantes de miches à l’oignon aux fruits.
Rock Times Needs YOU !
